« Torrentera,l’homme qui mourut deux fois »

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Torrentera fut, d’après Patrick
Cauvin
, un des oubliés de l’histoire, « l’homme
qui mourut deux fois ».

« Torrentera, avoue-t-il, est
tout ce que je n’ai pas été, peut-être tout ce que j’ai voulu
être… Homme d’aventure, de sensations effrénées
« 

D’emblée, le lecteur est prévenu : il ne s’agit pas
d’écrire une biographie, puisque le destin de Torrentera a été en
partie gommé, mais d’ajuster les morceaux du puzzle d’une
vie pleine de trous
. Pourquoi cet effacement programmé ?
Qui a commandité son assassinat, brûlé ses écrits, fait disparaître
ses toiles ? Nous voilà au coeur d’une enquête avec, pour seules
preuves,
quelques feuillets volés aux flammes.

Il
nous invite à une échappée dans le XVIIè siècle espagnol des
conquistadores où son héros a déjà un pied dans les temps
à venir.

Jugez
plutôt de sa scandaleuse et courte de vie : fine
lame
(plus de cinquante duels), séducteur
(cent vingt-trois conquêtes), philosophe et
romancier (morceaux choisis publiés), Torrentera
est un compositeur d’avant-garde et surtout, élève
de Vélasquez, le peintre de cinquante tableaux. Homme aux mille
facettes, il couvre tous les arts. Trop pour un seul homme ?
Rebelle, fou de liberté, l’aventurier prend la
défense des Indiens du Mexique et fomente une révolte. En pleine
jungle, le poète s’attendrit pour les dieux
aztèques disparus. En quête de vérité, le
philosophe cherche à dépasser la morale de
l’époque pour réconcilier le sexe et la mystique.

Parmi
ses écrits sauvés et trouvés en France dans un souterrain muré
d’une gentilhommière aux bords de la Loire (indice pour les
curieux), se mêlent avec bonheur son journal, des lettres (à une
mystérieuse M.), du théâtre, des poèmes et un fragment de roman, la
fine fleur du livre.

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Patrick Cauvin (1932-2010)

La voie du guerrier pacifique

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« Le
bonheur est une pratique de chaque instant. Nous y avons accès dès
que nous le décidons. Si nous n’arrivons pas à le trouver ici et
maintenant – quelles que soient les circonstances – nous ne le
trouverons pas ailleurs. Bien que nous puissions toujours améliorer
notre situation, si la vie subvient à nos besoins fondamentaux –
nourriture, abri et vêtements – toutes nos souffrances proviennent
de la résistance du mental. Tant que nous traînerons le même
mental, nos souffrances persisteront, quelles que soient les
conditions extérieures. »

« Quelle que soit notre liberté d’action dans les
limites
des lois naturelles,
nous pouvons compter sur les régles suivantes:

1Nous
n’avons qu’un corps
.
Que nous l’aimions ou non, c’est la seule chose que nous sommes
sûrs
de garder toute notre vie.


2-Nous
apprenons.
Comme la Terre est
une école permanente,
chaque personne ou événement est notre maître.

3-
Les leçons
nous apparaissent souvent comme des « erreurs » ou des
« échecs ».
La seule véritable erreur est
de ne pas tirer la leçon.

4-
Une leçon
sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise
.
Elle nous sera présentée sous diverses formes
jusqu’à ce que nous l’assimilions.
Si nous sommes encore ici,
nous avons encore des leçons à apprendre.

5-
Si nous
n’apprenons pas les leçons faciles,
elles deviennent plus difficiles
.
La souffrance est une des façons dont
l’univers 
 attire notre attention.

6-Nous saurons que nous avons
assimilé une leçon quand nos actions
changeront
.
Seule l’action transforme
le savoir en sagesse.

7-
Nous aurons
tendance à oublier ces régles
.

8-
Nous pouvons
nous les rappeler quand nous le
voulons
. »

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Dan
Millman
Sportif,professeur  et écrivain américain

 

« Le temps des erreurs »

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« L’écriture  et la lecture sont devenues pour moi
une véritable obsession qui me hante aussi bien dans le sommeil le
plus profond qu’éveillé…Quand je n’ai pas de quoi m’acheter un
cahier,je copie mes leçons sur des bouts de papiers trouvés par
terre.. j’écris autour des tâches d’huile sur lesquelles l’encre ne
tient pas. »

dans « Le temps des
erreurs
« 

Mohamed
Choukri(1935-2003)

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Dans
Le Pain nu, livre devenu culte, révélé en France
par la traduction de Tahar Ben Jelloun, Mohamed Choukri racontait
son enfance faite de violence et de misère, de solitude et de
cruauté.

Deuxième volet de son autobiographie, Le Temps
des erreurs
commence à l’âge de la puberté, quand naît la
conscience que la liberté passe par la connaissance et le savoir. A
vingt ans passés, l’auteur décide d’apprendre à lire, écrire,
compter, et espère s’extraire de sa condition d’exclu et de
marginal.

Il
finit par être admis à l’école des Instituteurs. Mais malgré sa
réussite scolaire, entre Larache et Tanger, c’est toujours la rue
et les bas-fonds, les prostituées et les bars, les petits boulots
en tout genre qu’il retrouve.


A travers ses errances pour devenir un homme libre, la lecture, la
découverte de la littérature, l’écriture s’imposent et façonnent
l’écrivain que Mohamed Choukri rêvait d’être.